Ulcère chez le cheval : symptômes, causes et prévention

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Cheval brun broutant dans un champ, attention aux ulcères chez le cheval en pâturage

Ce qu’il faut garder en tête :

Un ulcère gastrique chez le cheval correspond à une érosion de la muqueuse de l’estomac, principalement dans la zone squameuse exposée à l’acidité. Les symptômes ulcères cheval incluent des douleurs abdominales et un amaigrissement progressif. Le traitement nécessite souvent un protocole de 2 à 12 semaines avec des inhibiteurs d’acide et une prise en charge adaptée.

Est-il possible que l’apparente robustesse des chevaux ne protège pas contre des lésions internes souvent ignorées ? Les ulcères gastriques se développent fréquemment chez les chevaux athlètes et les animaux soumis au stress, avec des manifestations cliniques parfois discrètes telles que le bruxisme et un poil terne. Une alimentation équilibrée alliée à une gestion attentive du rythme de l’effort et des repas aide à prévenir cette pathologie. Cette compréhension précise du mécanisme et des signaux permet d’améliorer la détection précoce et d’assurer une meilleure protection de la santé digestive du cheval.

Définition et mécanismes de l’ulcère chez le cheval

Un ulcère chez le cheval correspond à une érosion qui peut être plus ou moins profonde de la muqueuse tapissant l’intérieur de son estomac. Cette muqueuse comprend deux parties distinctes : la muqueuse glandulaire, riche en glandes sécrétrices, et la muqueuse squameuse, non glandulaire. Ces deux zones sont séparées par une ligne visible appelée margo plicatus.

Chez les chevaux, la majorité des lésions ulcéreuses se situent dans la partie squameuse, particulièrement exposée à l’acidité gastrique. Cette partie ne bénéficie pas de la couche protectrice de mucus que possède la muqueuse glandulaire, ce qui la rend vulnérable aux agressions provoquées par un excès d’acide chlorhydrique.

La production d’acide chlorhydrique est continue, même en l’absence d’aliments. En situation normale, cet acide est neutralisé par la salive riche en bicarbonates et par les aliments ingérés. Lorsque l’équilibre entre la sécrétion d’acide et la protection de la muqueuse est rompu, notamment par un déficit de production de mucus protecteur, la muqueuse gastrique peut se léser et former un ulcère.

On distingue différents stades selon la gravité des lésions, allant de simples rougeurs (érythèmes) à des lésions plus profondes pouvant causer des saignements. Une perte de sang peut se manifester par la présence de crottins foncés, indiquant un ulcère sévère.

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Symptômes et signes de l’ulcère chez le cheval

Signes cliniques observables

Les symptômes liés à un ulcère gastrique chez un cheval sont variés et parfois discrets. Le plus souvent, ils incluent un appétit capricieux, une diminution de la prise alimentaire pouvant aller jusqu’à l’anorexie, ainsi qu’un amaigrissement progressif.

Des douleurs abdominales se manifestent souvent, traduites par des comportements inhabituels. Le cheval peut se camper après les repas, présenter des signes de coliques légères, ou adopter un comportement de maladresse comme se taper ou se gratter le ventre.

Modifications comportementales et état général

On observe également des changements dans le comportement : bâillements fréquents, fouaillements de queue, aggressivité ou réactions défensives, notamment lors du sanglage. Le poil peut devenir terne et le cheval témoigner d’intolérance à l’effort avec une baisse de la performance sportive.

Comme ces symptômes ne sont pas toujours très évidents, il est conseillé d’être attentif à tout signe d’inconfort ou modification de comportement pour suspecter un ulcère gastrique.

Facteurs de risque et causes des ulcères gastriques

Rôle de l’alimentation et du stress

L’alimentation joue un rôle essentiel dans la genèse d’un ulcère chez le cheval. Une ration pauvre en fourrage et riche en aliments concentrés, notamment en amidon, favorise une acidification excessive de l’estomac. En effet, ces aliments génèrent des fermentations musculaires qui acidifient le contenu gastrique.

Il est primordial de ne pas dépasser 100 g d’amidon par repas pour 100 kg de poids vif afin de limiter ce phénomène. Le fractionnement des repas en plusieurs prises plus petites est recommandé pour éviter un remplissage excessif de l’estomac et une vidange retardée.

Impact de l’exercice et médicaments

L’effort provoque une augmentation mécanique de la pression intra-abdominale. Cette pression pousse le contenu gastrique fortement acide vers la muqueuse squameuse qui n’a pas de protection efficace. Ce reflux acide est plus marqué lorsque le cheval travaille à jeun.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent aussi diminuer la production de mucus protecteur, augmentant ainsi la sensibilité de la muqueuse glandulaire aux agressions acides. Le confinement au box, les transports ou tout autre facteur de stress favorisent également ce déséquilibre.

Notre éclairage. « Ne jamais exercer un cheval à jeun est une mesure cruciale pour limiter la sévérité des ulcères liés à l’acidité élevée lors de l’effort. »

Alimentation adaptée et prévention de l’ulcère chez le cheval

Gestion du régime alimentaire

La prévention par l’alimentation repose sur la mise à disposition permanente de fourrage de bonne qualité, favorisant une ingestion quasi continue pendant la journée. Il est recommandé de veiller à ce que les périodes sans nourriture ne dépassent jamais six heures, notamment la nuit.

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L’utilisation de filets à foin à petites mailles ou de systèmes de slow-feeding permet de ralentir la prise alimentaire et d’assurer une consommation régulière.

Limitation des aliments acidogènes et soutien gastrique

Il est conseillé de maîtriser l’apport d’amidon en limitant les céréales à 200 g maximum par 100 kg de poids vif sur la journée, réparties en plusieurs petits repas. Par ailleurs, incorporer des sources de lipides, comme l’huile de maïs riche en oméga 6, permet de réduire la quantité de concentrés; cela protège également la muqueuse en stimulant la synthèse de prostaglandines.

Les compléments alimentaires à base d’argile, pectine, aloe vera ou prébiotiques soutiennent la protection et la cicatrisation de la muqueuse gastrique.

Suivi vétérinaire et traitement des ulcères gastriques

Diagnostic précis par gastroscopie

Le diagnostic d’un ulcère gastrique repose avant tout sur la gastroscopie, examen qui visualise directement l’intérieur de l’estomac grâce à un endoscope. Cet examen, réalisé sous sédation après un jeûne de 12 à 18 heures, permet de localiser précisément la nature, la gravité et l’étendue des lésions.

Les analyses sanguines classiques sont peu révélatrices, bien qu’une anémie puisse apparaitre en cas de saignements gastriques.

Options thérapeutiques et suivi

Le traitement principal contre les ulcères utilise l’oméprazole, un inhibiteur de la pompe à protons qui diminue la sécrétion d’acide chlorhydrique. L’administration se fait généralement par voie orale sous forme de pâte, à raison d’une dose quotidienne pendant plusieurs semaines.

La durée du traitement varie selon la sévérité de l’ulcère : elle est d’environ 2 à 4 semaines pour les lésions légères et peut aller jusque 12 semaines pour les cas sévères.

Le sucralfate est fréquemment prescrit en complément pour favoriser la cicatrisation en formant un pansement protecteur sur la muqueuse. Les pansements digestifs offrent un soulagement rapide mais leur effet reste temporaire.

Durée moyenne et prévention totale des ulcères gastriques chez le cheval

Durée moyenne du traitement selon la gravité

Le protocole de traitement du cheval dépend de l’état initial des lésions. Pour un ulcère léger, la médication dure généralement entre deux et quatre semaines. Lorsque les lésions sont modérées ou sévères, la période d’administration peut s’étendre jusqu’à huit voire douze semaines. Cette patience est nécessaire pour garantir une cicatrisation complète.

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Peut-on prévenir totalement les ulcères gastriques ?

Il est difficile d’assurer une prévention absolue, mais une gestion adaptée de l’alimentation, le fractionnement des repas, la limitation du stress, et un entraînement modéré réduisent fortement le risque. La continuité d’un mode de vie calme, accompagné d’une surveillance attentive des signes cliniques, constitue la meilleure stratégie pour limiter l’apparition de ces lésions.

FAQ — Ulcères gastriques chez le cheval : symptômes, causes et traitements

Comment soigner un ulcère chez le cheval ?

Soigner un ulcère chez le cheval repose principalement sur l’administration d’oméprazole, un inhibiteur de la pompe à protons qui réduit la sécrétion d’acide gastrique. Le traitement est souvent associé au sucralfate pour protéger la muqueuse et doit durer de 2 à 12 semaines selon la gravité.

Quels sont les signes des ulcères gastriques chez le cheval ?

Les signes des ulcères gastriques incluent un appétit irrégulier, une perte de poids progressive, des douleurs abdominales, des comportements inhabituels, un poil terne, et une baisse de performance. Ces symptômes peuvent être subtils et varient selon la gravité.

Quels sont les signes d’ulcères chez les chevaux ?

Les signes d’ulcères chez les chevaux se manifestent par des douleurs digestives après les repas, des coliques légères, des bâillements fréquents, un fouaillement de queue, une agressivité lors de la manipulation, ainsi qu’une intolérance à l’effort.

Comment savoir si un cheval a un ulcère gastrique ?

Savoir si un cheval a un ulcère gastrique nécessite une gastroscopie, examen réalisé sous sédation qui permet d’observer directement la muqueuse gastrique, localiser et évaluer la gravité des lésions. Les analyses sanguines sont moins fiables dans ce diagnostic.

Quelle est l’influence de l’alimentation sur les ulcères gastriques chez le cheval ?

L’alimentation influence fortement les ulcères gastriques, une ration pauvre en fourrage et riche en amidon favorise l’acidité gastrique excessive. Il est conseillé de limiter l’amidon à 100 g par repas pour 100 kg de poids et de fractionner les repas pour prévenir ces lésions.

Quels sont les facteurs de risque liés à l’exercice et aux médicaments pour les ulcères chez le cheval ?

Les facteurs de risque incluent l’exercice à jeun qui accentue le reflux acide vers la muqueuse non protégée et l’usage d’anti-inflammatoires non stéroïdiens qui réduisent la production de mucus protecteur. Le stress et le confinement favorisent aussi l’apparition d’ulcères.