Alimentation des chevaux : Guide essentiel pour bien nourrir votre équidé

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Chevaux broutant de l'herbe verte dans un pré illustrant l'alimentation des chevaux

Vue d’ensemble :

L’alimentation des chevaux repose principalement sur un apport quotidien d’environ 2 % du poids vif en matière sèche, essentiel pour garantir un fonctionnement optimal de la flore intestinale. En tant que herbivores monogastriques, les chevaux nécessitent un accès prolongé au fourrage pour une digestion adaptée et une prévention efficace des troubles gastriques. La composition équilibrée entre fourrages et concentrés conditionne la santé et la performance des équidés.

Quel est le secret d’une alimentation qui respecte la physiologie unique du cheval ? Le défi réside dans la prise en compte de son comportement de mangeur prolongé et de ses besoins énergétiques variables selon l’activité physique et l’état corporel. Une gestion adaptée du stockage et de la qualité des aliments garantit une ration équilibrée et limite les risques digestifs. Comprendre ces principes permet d’ajuster précisément la ration alimentaire pour maintenir la santé et la vitalité du cheval.

Alimentation des chevaux : bases et principes

Physiologie digestive et comportement alimentaire

Le cheval est un herbivore monogastrique dont la digestion repose sur la fermentation des fibres dans le gros intestin, notamment dans le cæcum, grâce à une flore intestinale du cheval. Cette flore transforme la cellulose en nutriments essentiels à l’énergie et aux fonctions physiologiques du cheval.

Naturellement, un cheval passe entre 14 et 18 heures à manger de petites quantités de fourrage ou d’herbe, ce qui stimule la production de salive riche en bicarbonates pour tamponner l’acidité gastrique. Ce comportement est fondamental pour prévenir l’apparition d’ulcères gastriques, favorisés par un estomac petit (environ 15 litres) et une production continue d’acide chlorhydrique.

Le cheval doit donc avoir un accès quasi ad libitum au fourrage ou à l’herbe afin d’assurer un bon transit digestif. Un estomac vide trop longtemps augmente le risque d’ulcères, tandis qu’un remplissage trop rapide peut entraîner une acidose. Il faut privilégier une distribution en nombreuses petites portions pour respecter cette physiologie.

Analyse et adaptation des quantités

Pour couvrir ses besoins, la ration alimentaire d’un cheval adulte doit contenir environ 2 % de son poids vif en matière sèche. Cela représente environ 10 à 12 kg de matière sèche par jour pour un cheval de 500 kg, apportée principalement par des fourrages comme le foin ou l’herbe fraîche. Il peut être utile d’estimer le poids des chevaux afin d’adapter précisément la ration à ses besoins.

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La qualité du fourrage est cruciale : il doit être sain, sans moisissures ni poussières excessives, car une mauvaise conservation peut nuire à la santé digestive. Stocker correctement le fourrage, dans un lieu sec, aéré et protégé des rongeurs, préserve son intégrité nutritionnelle. À l’inverse, un stockage inadéquat favorise développement de toxines, maladies respiratoires et troubles digestifs.

Types d’aliments : fourrage et concentrés

Fourrage : foin et herbe

Le fourrage constitue la base essentielle de l’alimentation des chevaux. L’herbe fraîche est une source naturelle riche en fibres, vitamines et minéraux. En pâture, un cheval peut consommer de 50 à 100 kg d’herbe par jour selon la saison et la disponibilité.

Le foin, souvent récolté dans des prairies naturelles avant maturité, doit être bien sec et vert, témoignant d’une bonne qualité. On recommande de donner 1,5 à 2 % du poids vif en foin de qualité, soit environ 8 à 15 kg par jour pour un cheval adulte. Le fourrage doit représenter au minimum 60 à 80 % de la ration, assurant un transit intestinal optimal et limitant les troubles digestifs.

Le choix des fourrages (graminées ou légumineuses comme la luzerne) se fait selon les besoins : les légumineuses sont riches en protéines et en calcium, utiles pour les poulains ou chevaux en croissance, mais leur apport calcique doit être équilibré pour éviter des troubles osseux.

Concentrés : céréales et suppléments

Les concentrés regroupent les céréales telles que l’orge, l’avoine et le maïs, ainsi que les aliments composés et les compléments alimentaires. Ils apportent une source concentrée d’énergie, de protéines, de minéraux et de vitamines.

Ils doivent être utilisés avec beaucoup de modération. La dose maximale recommandée est inférieure à 1 % du poids du cheval en concentrés par jour, pour éviter les troubles digestifs comme coliques ou ulcères. La teneur en amidon doit être maîtrisée, ne devant pas dépasser 200 g d’amidon par 100 kg de poids vif par repas, afin de prévenir acidose et dysbiose de la flore intestinale. Les cérérales riches en amidon comme l’orge nécessitent une vigilance particulière.

Le fractionnement des repas concentrés en 2 à 4 repas quotidiens, chacun contenant moins de 4 litres, est conseillé pour réduire le risque d’ulcères gastriques. Certains aliments floconnés ou granulés, comme ceux proposés par la marque Lambey, facilitent le dosage précis et un meilleur équilibre nutritionnel.

Besoins et équilibre nutritionnel

Les besoins décrits en énergie sont exprimés en unités UFC (Unités Fourragères Cheval), tandis que les besoins en protéines sont évalués par la matière azotée digestible cheval (MADC). Le ratio UFC/MADC est un indicateur clé pour l’équilibre énergétique et protéique, avec des objectifs compris entre 90 et 120 selon l’activité.

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Par exemple, un cheval de sport nécessite des concentrés riches en énergie (50 à 70 % de la ration), alors qu’un cheval d’entretien en demandera moins, conservant une alimentation à haute teneur en fourrages. L’apport correct de minéraux (calcium, phosphore, zinc, cuivre, sélénium) est essentiel pour le maintien de la santé osseuse et métabolique. Le ratio calcium/phosphore idéal se situe autour de 2, et le ratio zinc/cuivre entre 3 et 5. L’excès de calcium peut provoquer des déséquilibres qui impactent l’absorption d’autres oligo-éléments.

Le mot de la rédaction. « Respecter le rythme naturel de consommation et les seuils précis d’amidon protège la santé digestive du cheval. »

Distribution, eau et stockage des aliments

La distribution des aliments, notamment du fourrage, doit idéalement être faite à volonté pour permettre au cheval d’exprimer son comportement naturel de longue ingestion. Si la ration est rationnée, elle doit être distribuée en plusieurs petits repas répartis tout au long de la journée et la nuit. Il est également important de comprendre comment respecter le rythme naturel de consommation pour favoriser le bien-être du cheval.

Pour les concentrés, le fractionnement en 2 à 4 repas à heures fixes, avec un volume limité à moins de 4 litres par repas, est nécessaire pour éviter les blessures gastriques. La transition entre différents aliments doit s’effectuer sur 7 à 10 jours, afin d’adapter progressivement la flore intestinale.

L’eau doit être disponible en permanence, en quantité suffisante (jusqu’à 60 litres par jour pour un cheval adulte), et sa température adaptée à la saison, afin d’éviter une baisse de la consommation hydrique qui peut provoquer des troubles digestifs graves.

Le stockage des aliments doit impérativement protéger du l’humidité, des moisissures et des rongeurs. Le fourrage notamment doit être entreposé dans un lieu sec, aéré et à l’abri de la lumière pour préserver sa qualité sanitaire. Un stockage incorrect peut rapidement entraîner des moisissures, altérant la valeur nutritive et exposant le cheval à des risques de maladies comme le botulisme.

Alimentation des chevaux : calculs et outils

Calculs de ration : UFC et MADC

Le calcul de la ration s’appuie sur l’évaluation des apports en énergie (UFC) et en protéines digestibles (MADC) contenus dans chaque aliment, pondéré par la matière sèche effectivement consommée. Ce calcul permet d’ajuster la ration au profil spécifique du cheval en fonction de son poids, de son état corporel et de son activité physique.

Les aliments de base comme le foin apportent entre 0,45 et 0,55 UFC/kg de matière brute, tandis que les concentrés céréaliers peuvent atteindre 1 UFC/kg. Le MADC varie en fonction de la nature du fourrage : les légumineuses fournissent plus de protéines que les graminées.

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Énergie et protéine : ratio UFC/MADC (nutrition équine)

Le ratio UFC/MADC permet de vérifier l’équilibre entre énergie et protéine. Par exemple, un cheval au travail doit avoir un ratio compris entre 90 et 120, garantissant un apport énergétique suffisant sans excès protéique pouvant conduire à des troubles métaboliques.

Une ration déséquilibrée, avec un excès d’énergie ou une pauvreté en protéines, peut déclencher diverses pathologies, notamment fourbure, coliques ou des troubles osseux comme l’ostéochondrose. L’utilisation d’outils numériques de rationnement facilite la précision du calcul en intégrant l’analyse nutritionnelle des aliments et l’état corporel du cheval.

FAQ — alimentation des chevaux

Quelle est l’alimentation d’un cheval ?

L’alimentation d’un cheval se base principalement sur le fourrage, comme le foin ou l’herbe, représentant 60 à 80 % de la ration. Les concentrés sont donnés en complément avec modération, respectant des doses et fréquences précises pour éviter des troubles digestifs.

Quelle est la nourriture préférée des chevaux ?

La nourriture préférée des chevaux est l’herbe fraîche, consommée naturellement en grandes quantités. Le foin de qualité est aussi très apprécié, apportant fibres, vitamines et minéraux essentiels au bon fonctionnement digestif et à la santé globale.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas donner aux chevaux ?

Il ne faut pas donner aux chevaux des aliments riches en amidon en trop grande quantité, ni des fourrages moisies ou poussiéreux. L’amidon doit être limité à 200 g par 100 kg de poids vif par repas pour éviter coliques, acidose, et dommages à la flore intestinale.

Quels sont les 4 types d’alimentation ?

Les quatre types d’alimentation pour chevaux sont : les fourrages grossiers (foin, herbe), les concentrés céréaliers (orge, avoine, maïs), les aliments composés équilibrés, et les compléments alimentaires pour ajuster besoins spécifiques en minéraux ou vitamines.

Comment calculer la ration alimentaire d’un cheval ?

Le calcul de la ration alimentaire d’un cheval s’appuie sur les apports en énergie (UFC) et en protéines digestibles (MADC) contenus dans les aliments, adaptés au poids, à l’état corporel et à l’activité du cheval pour assurer un équilibre nutritionnel optimal.

Quels sont les besoins en eau d’un cheval adulte ?

Les besoins en eau d’un cheval adulte peuvent atteindre jusqu’à 60 litres par jour. L’eau doit être disponible en permanence et sa température adaptée à la saison pour maintenir une bonne consommation et prévenir les troubles digestifs liés à une déshydratation.