Que mange les chevaux ? Régime, besoins et conseils essentiels

Date :
Chevaux broutant dans un champ, illustrant ce que mangent les chevaux en plein air

Le point en quelques lignes :

Les chevaux sont des herbivores stricts dont la digestion repose sur un systĂšme monogastrique adaptĂ© aux fibres vĂ©gĂ©tales contenues dans le fourrage. Une ration quotidienne d’au moins 1,5 Ă  2 kg de matiĂšre sĂšche par 100 kg de poids corporel est recommandĂ©e pour maintenir une bonne santĂ© digestive. Les besoins nutritionnels incluent aussi des apports Ă©quilibrĂ©s en protĂ©ines, minĂ©raux et vitamines indispensables pour leur mĂ©tabolisme.

Quelle est l’importance rĂ©elle du rĂ©gime alimentaire pour la santĂ© de l’équidé ? Une alimentation mal adaptĂ©e peut entraĂźner des troubles digestifs sĂ©vĂšres et nuire au bien-ĂȘtre du cheval. Il est crucial de comprendre comment le fourrage, les aliments concentrĂ©s et les complĂ©ments vitaminiques interagissent avec sa flore intestinale et son systĂšme monogastrique. En maĂźtrisant ces Ă©lĂ©ments, il devient possible de composer des rations adaptĂ©es Ă  chaque stade physiologique, optimisant ainsi la performance et la longĂ©vitĂ© de l’animal.

Que mangent les chevaux : bases du régime

Les chevaux sont des animaux herbivores dont le systĂšme digestif est spĂ©cialement conçu pour traiter principalement des fibres vĂ©gĂ©tales. Cette alimentation se base essentiellement sur le fourrage, qui comprend le foin, l’herbe fraĂźche ou conservĂ©e et la luzerne. Leur systĂšme digestif monogastrique, dotĂ© d’une flore intestinale adaptĂ©e, permet la fermentation des fibres dans le gros intestin pour en extraire l’Ă©nergie nĂ©cessaire Ă  leur mĂ©tabolisme.

Un cheval doit manger frĂ©quemment de petites quantitĂ©s tout au long de la journĂ©e pour Ă©viter les troubles digestifs comme les ulcĂšres gastriques. En effet, leur estomac produit de l’acide en continu, et ce sont les aliments et la salive qui neutralisent cette aciditĂ©. La privation prolongĂ©e de nourriture peut rapidement endommager la paroi gastrique.

Comprendre ce que mangent les chevaux dans les grandes lignes aide à prévoir une alimentation cohérente avec leur biologie. Une base en fibres végétales garanties par le fourrage reste incontournable pour préserver leur santé gastro-intestinale.

Régime fondamental et fourrage

Foin, herbe et luzerne

Le fourrage est l’Ă©lĂ©ment principal dans l’alimentation du cheval. Il regroupe plusieurs types : le foin, l’herbe et la luzerne, ainsi que la paille et l’ensilage.

A lire :  OstĂ©opathie pour cheval : Quand consulter et ses bienfaits ?

Le foin est constituĂ© d’herbes sĂ©chĂ©es et constitue une rĂ©serve de fibres essentielles Ă  une bonne digestion. La luzerne, une lĂ©gumineuse, est riche en protĂ©ines et calcium, offrant donc un apport nutritif plus dense. La paille, Ă  l’inverse, prĂ©sente une faible valeur nutritive mais constitue une source importante de fibres.

L’herbe fraĂźche au pĂąturage est un aliment naturel de qualitĂ© qui varie selon la saison, plus riche au printemps par exemple. Ce fourrage frais apporte des vitamines, minĂ©raux et fibres indispensables, mais sa disponibilitĂ© n’est pas constante toute l’annĂ©e.

Il est conseillĂ© d’apporter au minimum 1,5 Ă  2 kg de matiĂšre sĂšche de fourrage par 100 kg de poids vif par jour, ce qui assure au cheval un apport suffisant en fibres pour son transit.

Que mangent les chevaux au pĂąturage

Au pĂąturage, les chevaux consomment une grande variĂ©tĂ© d’espĂšces vĂ©gĂ©tales. Ils peuvent ingĂ©rer jusqu’Ă  80 sortes de plantes diffĂ©rentes, ce qui fournit un Ă©quilibre naturel en nutriments.

Ils privilĂ©gient des zones d’herbe rase avec une haute valeur nutritive tout en Ă©vitant les endroits souillĂ©s par leurs dĂ©jections. Le pĂąturage leur permet d’avoir un fourrage toujours frais et diversifiĂ©, ce qui est bĂ©nĂ©fique pour leur flore intestinale.

Les chevaux sauvages passent en moyenne 16 heures par jour Ă  brouter, ce qui reste un comportement naturel Ă  respecter pour les chevaux domestiques afin d’Ă©viter l’ennui et certains troubles comportementaux.

Compléments et aliments concentrés

Quand et comment utiliser les concentrés

Les aliments concentrĂ©s complĂštent le rĂ©gime de base Ă  partir du fourrage. Ils sont particuliĂšrement utiles pour les chevaux au travail, en croissance ou en gestation. Les concentrĂ©s apportent de l’Ă©nergie rapide grĂące aux glucides provenant des grains comme l’orge, l’avoine ou le maĂŻs.

Cependant, leur utilisation nĂ©cessite des prĂ©cautions strictes. La part d’amidon ne doit pas dĂ©passer 2 g par kilogramme de poids corporel par repas pour ne pas provoquer d’ulcĂšres ou de coliques.

Les concentrĂ©s se distribuent en plusieurs petites portions (de 2 Ă  4 repas quotidiens). Cette rĂ©partition permet de prĂ©server une bonne digestion et d’Ă©viter les troubles liĂ©s Ă  un apport massif et ponctuel.

La ration en concentrĂ©s est ajustĂ©e en fonction de l’Ăąge, du poids, du niveau d’activitĂ© et de l’Ă©tat de santĂ© du cheval. Un cheval au repos demandera un apport beaucoup plus faible qu’un Ă©quidĂ© pratiquant un sport intensif.

A lire :  Cheval Welsh : origines, caractĂ©ristiques et Ă©levage essentiel

Compléments minéraux et vitamines

Les minéraux et vitamines sont indispensables pour couvrir les besoins physiologiques des chevaux. Ils interviennent dans le bon fonctionnement musculaire, osseux et nerveux ainsi que dans le métabolisme général.

Une pierre Ă  sel en libre-service doit toujours ĂȘtre disponible, car elle permet au cheval de s’auto-rĂ©guler en minĂ©raux tels que le sodium, le magnĂ©sium ou le zinc, Ă©vitant ainsi carences et dĂ©sĂ©quilibres.

Selon l’alimentation et l’Ă©tat du cheval, il peut ĂȘtre nĂ©cessaire d’ajouter des complĂ©ments spĂ©cifiques, notamment en vitamines A, D, E ou en oligo-Ă©lĂ©ments comme le sĂ©lĂ©nium. Ces apports doivent cependant ĂȘtre dosĂ©s avec rigueur, de prĂ©fĂ©rence sous contrĂŽle vĂ©tĂ©rinaire, pour Ă©viter toute surdose toxique.

Le mot de la rĂ©daction. « Respecter la frĂ©quence et la quantitĂ© de fourrage assure une digestion saine et rĂ©duit les risques de colique et d’ulcĂšres. »

Fruits, légumes et aliments interdits

Les chevaux apprĂ©cient divers fruits et lĂ©gumes en tant que friandises ou complĂ©ments. Pommes, carottes et betteraves sont parmi les plus couramment donnĂ©s, apportant vitamines et diversitĂ© gustative. Pour offrir des options saines, il est possible d’opter pour des friandises pour cheval naturelles.

Toutefois, ces aliments contiennent souvent beaucoup de sucres, il est donc impératif de les distribuer en quantité limitée pour prévenir le surpoids ou des maladies comme le diabÚte.

Certains aliments sont strictement à éviter, notamment les solanacées (pommes de terre, tomates, aubergines) qui contiennent des toxines nocives pour les chevaux. Les produits laitiers, le chocolat ou le chou sont aussi interdits, car ils entraßnent des troubles digestifs sévÚres.

L’herbe coupĂ©e moisie ou abĂźmĂ©e doit ĂȘtre exclue pour prĂ©venir les infections respiratoires ou digestives.

Établir une ration adaptĂ©e et suivi vĂ©tĂ©rinaire

Pour bien nourrir un cheval, la ration doit ĂȘtre personnalisĂ©e selon le poids, l’Ăąge, la race et l’activitĂ©. La quantitĂ© totale journaliĂšre de fourrage devrait reprĂ©senter entre 60 % et 80 % de l’alimentation.

Il est conseillĂ© de fractionner les repas en 3 Ă  4 prises Ă  heures fixes pour stabiliser la digestion, Ă©viter les pics de production d’acide gastrique et limiter le risque d’ulcĂšres. Le fourrage doit ĂȘtre distribuĂ© proche du sol, respectant ainsi le comportement naturel de l’animal.

A lire :  Harpagophytum pour cheval : Bienfaits, posologie et avis

Un suivi vĂ©tĂ©rinaire rĂ©gulier est essentiel, notamment pour adapter les rations en fonction des changements d’activitĂ©, d’Ă©tat de santĂ© ou du stade physiologique. La surveillance de l’Ă©tat corporel permet d’ajuster la quantitĂ© et la qualitĂ© des apports pour prĂ©venir la sous-nutrition ou l’obĂ©sitĂ©.

Tout changement alimentaire doit se faire progressivement sur 7 Ă  10 jours pour permettre Ă  la flore intestinale de s’adapter en douceur, Ă©vitant ainsi les troubles digestifs.

FAQ — Alimentation et rĂ©gime des chevaux

Qu’est-ce qu’on peut donner Ă  manger aux chevaux ?

On peut donner aux chevaux principalement du fourrage : foin, herbe fraßche ou conservée, luzerne et paille, qui fourniture de fibres indispensables. Des fruits et légumes comme pommes, carottes et betteraves sont aussi donnés en friandises, mais modérément. La qualité du fourrage est essentielle pour leur santé.

Quels aliments ne faut-il pas donner aux chevaux ?

Les aliments interdits aux chevaux incluent les solanacĂ©es (pommes de terre, tomates, aubergines), le chocolat, les produits laitiers, le chou et l’herbe moisie ou abĂźmĂ©e, car ils peuvent causer des troubles digestifs sĂ©vĂšres ou des intoxications.

Quels fruits et légumes peut-on donner à un cheval ?

Les chevaux peuvent recevoir comme fruits et légumes des pommes, des carottes et des betteraves en petite quantité. Ces aliments apportent vitamines et diversité gustative, mais leur sucre impose des limites pour éviter surpoids et maladies métaboliques.

Qu’est-ce qu’un cheval aime manger naturellement ?

Naturellement, un cheval aime manger des fibres vĂ©gĂ©tales variĂ©es sous forme d’herbe fraĂźche, ou de foin sĂ©chĂ©. Il broute beaucoup, favorisant un apport constant de petites quantitĂ©s, Ă©vitant ainsi les troubles digestifs.

Comment se compose l’alimentation quotidienne d’un cheval ?

L’alimentation quotidienne d’un cheval repose surtout sur le fourrage, Ă  raison de 1,5 Ă  2 kg de matiĂšre sĂšche de fourrage par 100 kg de poids vif. Le fourrage doit ĂȘtre rĂ©parti en plusieurs repas pour assurer une digestion saine. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez Ă©galement vous renseigner sur l’alimentation des chevaux.

Comment nourrir un cheval au pĂąturage ?

Nourrir un cheval au pĂąturage consiste Ă  lui offrir une grande variĂ©tĂ© d’herbes fraĂźches, qu’il sĂ©lectionne selon leur valeur nutritive. Le pĂąturage naturel favorise la diversitĂ© et la santĂ© intestinale en respectant le comportement de broutage prolongĂ©.